Un incendie, un dégât des eaux, une tempête… et du jour au lendemain, votre activité s’arrête, alors que les charges, elles, continuent de courir. C’est tout l’enjeu de la Perte d’Exploitation : ce n’est pas le sinistre matériel lui-même qui menace le plus souvent la survie d’une entreprise, mais l’arrêt de chiffre d’affaires qui en découle. Trop d’entreprises découvrent cette notion seulement après un sinistre, en réalisant que leur multirisque ne couvre que les murs et le matériel, pas la perte de revenus. Cet article vous explique ce que recouvre cette garantie et comment GAN Assurances d’Évry peut vous accompagner pour bien la dimensionner.
Qu’est-ce que la perte d’exploitation ?
La perte d’exploitation correspond à la baisse, voire à la disparition, du chiffre d’affaires d’une entreprise consécutive à un sinistre qui l’empêche de fonctionner normalement (incendie, dégât des eaux, tempête, catastrophe naturelle…). Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas le coût de la réparation des locaux ou du matériel qui est ici en jeu (cela relève des garanties dommages aux biens) mais bien la perte financière indirecte liée à l’arrêt ou au ralentissement de l’activité.
Selon France Assureurs, après un sinistre ayant entraîné des dommages matériels, l’entreprise touchée doit faire face à une baisse d’activité qui peut être longue, voire à un arrêt total de sa production, entraînant des conséquences financières importantes. C’est précisément ce risque que l’Assurance Perte d’Exploitation permet de couvrir.
Un sinistre matériel ne s’arrête pas aux murs : l’effet domino sur la trésorerie
Quand un local professionnel est endommagé, les conséquences ne se limitent pas à la remise en état. Pendant toute la durée d’interruption ou de ralentissement de l’activité, l’entreprise doit continuer à assumer ses charges fixes : loyer, salaires, remboursements d’emprunt, abonnements, impôts et taxes. Or, sans chiffre d’affaires ou avec un chiffre d’affaires réduit, ces charges deviennent rapidement difficiles à honorer.
Bpifrance Création le rappelle clairement : c’est au cours de ses premières années d’existence qu’une entreprise est la plus vulnérable, car elle dispose rarement d’une assise financière suffisante pour faire face à un sinistre. C’est cette vulnérabilité financière, plus que le sinistre lui-même, qui peut conduire certaines entreprises à la cessation d’activité si elles ne sont pas correctement couvertes.
Ce constat est confirmé par les données de l’INSEE sur la fragilité financière des TPE : une insuffisance de liquidité augmente la probabilité de défaillance des TPE de 80 %, par rapport à celles qui sont jugées suffisamment liquides. Un sinistre non couvert par une garantie perte d’exploitation peut donc précipiter une entreprise déjà fragile sur le plan de sa trésorerie vers une situation de défaillance.
Ce que couvre concrètement la garantie perte d’exploitation
La garantie perte d’exploitation s’articule généralement autour de deux grands postes d’indemnisation :
| Élément couvert | Ce que cela représente concrètement |
|---|---|
| Perte de marge brute | Compensation de la baisse de chiffre d’affaires causée par l’interruption ou la réduction d’activité, déduction faite des charges variables |
| Frais supplémentaires d’exploitation | Remboursement des frais engagés pour limiter les conséquences du sinistre : location de matériel ou de locaux de remplacement, sous-traitance, transport exceptionnel… |
| Charges fixes maintenues | Loyers, salaires, amortissements, impôts et taxes, intérêts d’emprunt, qui continuent de courir malgré l’arrêt de l’activité |
D’après France Assureurs, l’assurance pertes d’exploitation permet à l’entreprise de compenser les effets de la diminution du chiffre d’affaires et de faire face à ses charges fixes ainsi qu’à une baisse de son résultat, en couvrant les frais généraux permanents comme les amortissements, impôts et taxes, loyers, rémunération du personnel ou intérêts d’emprunt. L’objectif final de l’indemnisation est de replacer l’entreprise dans la situation financière qui aurait été la sienne si le sinistre n’avait pas eu lieu.
Les notions clés à comprendre avant de souscrire
- La période d’indemnisation : c’est la durée pendant laquelle l’assureur indemnise l’entreprise, le temps qu’elle retrouve son niveau d’activité normal. Cette durée est fixée par l’entreprise elle-même au moment de la souscription.
- La franchise : une partie du sinistre reste à la charge de l’entreprise. Elle peut s’exprimer en durée, en valeur ou en pourcentage de la marge brute.
- La marge brute assurée : c’est la base de calcul de l’indemnisation (chiffre d’affaires moins charges variables). Elle doit être correctement évaluée et déclarée pour éviter une sous-assurance.
Pourquoi la multirisque seule ne suffit pas
Une assurance multirisque professionnelle classique couvre la remise en état des locaux, du mobilier ou des stocks endommagés. Mais elle ne couvre pas, par défaut, la perte de chiffre d’affaires liée à l’arrêt de l’activité pendant les travaux de remise en état. C’est tout l’objet de l’option ou du contrat dédié à la perte d’exploitation, qui vient compléter la garantie dommages aux biens.
Comme le confirme Service-Public.fr / Entreprendre, souscrire une assurance professionnelle n’est pas toujours obligatoire : tout dépend de la situation de la société et de l’activité exercée. La garantie perte d’exploitation relève généralement d’un choix de gestion des risques, et non d’une obligation réglementaire.
Par ailleurs, comme le précise France Assureurs, la garantie perte d’exploitation ne peut jouer que si l’entreprise a également souscrit, pour un montant suffisant, une assurance dommages matériels directs couvrant l’événement à l’origine du sinistre (incendie, dégât des eaux, explosion…). Ces deux garanties sont donc indissociables.
La solution Gan : la perte d’exploitation au sein de la multirisque professionnelle
Chez Gan Assurances, la garantie perte d’exploitation s’intègre généralement au sein des contrats multirisques professionnels, en complément des garanties dommages aux biens. Elle a pour vocation de protéger la continuité financière de votre entreprise après un sinistre matériel couvert par votre contrat.
Selon vos besoins, votre contrat peut notamment prendre en compte :
- La compensation de la baisse de chiffre d’affaires consécutive à un sinistre garanti
- Le remboursement de frais supplémentaires engagés pour limiter l’impact du sinistre sur votre activité
- Le maintien de votre capacité à faire face à vos charges fixes pendant la période de remise en route
Pour connaître précisément l’étendue des garanties, les plafonds et les conditions applicables à votre activité, selon votre contrat, votre agent général Gan Évry reste votre interlocuteur de référence pour réaliser une étude personnalisée.
Comment bien dimensionner sa garantie perte d’exploitation
- Évaluer votre marge brute avec précision, et la réactualiser régulièrement en fonction de l’évolution de votre activité
- Estimer le temps de remise en route réaliste de votre activité après un sinistre majeur
- Identifier les frais supplémentaires probables en cas de sinistre (location de locaux temporaires, sous-traitance, matériel de remplacement)
- Réévaluer votre contrat à chaque évolution significative de votre activité (hausse du chiffre d’affaires, nouveaux locaux, nouveaux équipements)
Comme le rappelle Bpifrance Création, déterminer ses besoins d’assurance consiste justement à distinguer les risques que l’entreprise peut absorber elle-même grâce à sa trésorerie de ceux qui pourraient véritablement la mettre en péril, et qu’il convient donc de transférer à l’assureur.
Qui est concerné par cette garantie ?
- Les commerçants et artisans dépendant de leur local pour exercer leur activité
- Les entreprises industrielles dont la production repose sur des machines ou équipements spécifiques
- Les professions libérales dont le cabinet ou les outils de travail sont indispensables au quotidien
- Les restaurateurs et hôteliers, particulièrement exposés à l’incendie et aux dégâts des eaux
- Plus largement, toute entreprise implantée en Essonne, à Évry-Courcouronnes ou ailleurs en Île-de-France, dont l’activité ne pourrait pas se poursuivre normalement plusieurs semaines ou mois en cas de sinistre
Des assurances complémentaires pour une protection globale
- Découvrez notre article : Assurance local professionnel : quelles garanties prévoir pour protéger son activité ?
- Découvrez notre article : Assurance Bris de Machine : comment protéger son matériel professionnel ?
Un cabinet d’assurance expérimenté à votre écoute
Envie d’en savoir plus sur notre expertise ou de discuter de vos besoins ? Découvrez notre histoire et notre équipe et contactez-nous dès aujourd’hui pour un rendez-vous personnalisé avec le cabinet GAN Assurances d’Evry. Retrouvez également l’ensemble de nos solutions sur notre page Assurances biens professionnels.
Foire aux questions (FAQ)
Q1 : Qu’est-ce que la perte d’exploitation en assurance ?
La perte d’exploitation désigne la baisse ou la disparition du chiffre d’affaires d’une entreprise causée par un sinistre matériel garanti (incendie, dégât des eaux…) qui interrompt ou ralentit son activité. L’assurance correspondante permet de compenser cette perte de revenus.
Q2 : Comment se calcule l’indemnité de perte d’exploitation ?
L’indemnité repose principalement sur la perte de marge brute (différence entre la baisse de chiffre d’affaires et les charges variables économisées), à laquelle s’ajoutent les frais supplémentaires engagés pour limiter les conséquences du sinistre, selon les modalités prévues par le contrat.
Q3 : Quelle est la différence entre dommages aux biens et perte d’exploitation ?
Les dommages aux biens couvrent la remise en état des locaux, du matériel ou des stocks endommagés. La perte d’exploitation couvre, elle, la perte financière liée à l’arrêt ou au ralentissement de l’activité pendant et après le sinistre.
Q4 : L’assurance perte d’exploitation est-elle obligatoire ?
Non, elle n’est pas légalement obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour toute entreprise dont l’activité dépend de ses locaux ou de son matériel, tant elle peut conditionner la survie financière de l’entreprise après un sinistre majeur.
